Vie de quartier – Les Blanchettes 2016/18.

 


2013. Henry Méchin me sollicite pour collaborer sur un projet mêlant écriture, histoire(s), rencontres et photographies. Passionné d’histoire, il voulait raconter le quartier à travers le regard et le vécu des habitants. C’est tout naturellement qu’il m’a demandé de réaliser des portraits des habitants du quartier de Bioux, quartier où il exerçait dans une petite boutique, offrant divers services; informatique, café, poste et bien-sûr comme écrivain publique.

Je l’avais rencontré un an plus tôt lorsque je rendais visite à mes parents qui tenaient une épicerie dans la boutique attenante à celle d’ Henry.

Je me suis lancée dans le projet à ses côtés, tant son enthousiasme me stimulait. Il était animé et me faisait partagé toute sa joie et parfois ses inquiétudes à chaque fois que nous nous rencontrions. Début 2015 nous achevions avec beaucoup de fierté notre ouvrage Chroniques de Bioux, un village dans la ville.

Notre envie et la volonté de la Ville de Mâcon à étendre cette démarche aux autres quartiers de Mâcon nous a amené à débuter notre second projet commun autour du quartier des Blanchettes. Ce n’était pas une mince affaire ; le quartier était beaucoup plus étendu, nous n’avions pas de point d’encrage similaire à celui de Bioux, néanmoins nous avons accepté de poursuivre ce projet. Je crois que la dimension humaine du cœur du projet nous parlait à chacun et répondait à nos valeurs de partage et d’altruisme.

Malgré notre motivation, s’intégrer dans un nouveau quartier n’est pas chose aisée. C’est une mission qui demande du temps, de la patience et beaucoup d’engagement pour arriver à construire un lien de confiance avec les habitants. Malgré cela, la satisfaction n’en est que plus grande.

Le projet débute fin 2016 mais ne s’amorcent vraiment que l’année suivante. Les problèmes de santé      d’Henry se dégradant j’ai du commencer à préparer le projet photographique de mon côté.

Aujourd’hui, 2018, le projet s’achève. J’ai puisé dans mes ressources pour aller jusqu’au bout et me dire que ce travail était à la hauteur de ce que mon ami Henry aurait voulu. Mes mots n’auront, certes, pas la même sonorité que les siens, mais soyez indulgents et tentez de lire dans ces ces quelques lignes ma seule volonté de rendre compte de l’humanité recherchée dans la rencontre à autrui.

Ce travail est, tant par les portraits d’habitants que les photographies d’architecture, une trace d’un temps, un état des lieux où l’individu s’inscrit dans son espace urbain.

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